On nous demande souvent de trancher entre les trois. Mauvaise question : ils ne jouent pas au même poste. La bonne question est de savoir quelle couche il manque à votre dispositif actuel.
C'est le capteur. Une installation bien conçue détecte l'intrusion et la signale — c'est tout, et c'est déjà utile. Ses limites : elle ne distingue pas le cambrioleur du chat, ne fait rien contre une intrusion rapide (moins de 10 minutes dans la plupart des cambriolages), et sur une propriété isolée du golfe, la sirène ne dérange personne.
C'est le filtre. Un opérateur reçoit le signal, consulte les caméras, appelle. Mais le centre est à des centaines de kilomètres, et son pouvoir s'arrête à l'appel : les forces de l'ordre n'interviennent que sur infraction constatée. Qui constate, sur place, à 3 h du matin en février ? C'est exactement le trou dans la raquette.
C'est le seul niveau qui met un humain sur le terrain. La levée de doute en minutes transforme votre alarme et votre télésurveillance : le déclenchement débouche sur une constatation réelle, une intervention des forces de l'ordre possible, un sinistre pris en charge immédiatement. Et la présence humaine — rondes, passages aléatoires, véhicule identifié — est le seul élément réellement dissuasif en amont : une propriété visiblement surveillée sort des listes de cibles avant même la tentative.
Un dernier point réglementaire : la levée de doute et l'intervention sur alarme sont des activités encadrées, réservées aux entreprises autorisées par le CNAPS avec des agents titulaires de la carte professionnelle. Un jardinier ou un voisin qui « passe voir » n'a ni le cadre légal, ni l'assurance, ni les réflexes.
Envoyez-nous ce que vous avez déjà (alarme, caméras, contrats) : nous vous disons ce qui manque — et ce qui est superflu.
Demander un audit